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(en gros, les textes sont de mag, les photos de ced)
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Tout commence comme un voyage normal : Julien n’a pas son billet, on attrape l’avion à la dernière minute, mais surtout, on oublie THE papier indispensable à tout toubab posant le pied sur le sol malien : le carnet de vaccination international.
Ce qui nous vaudra 2 heures de palabre, assistés de Maïke pour finalement me faire traiter de "vilaine" et nous faire emmerder pour sortir de l’aéroport parce qu’on n'a plus les codes barres des bagages.
Welcome à "Bamako la coquette".
Première traversée de Bamako et du fleuve Niger. Les motos Power GTM Djakarta (pas très bambara tout ça !) vrombissent comme des mouches, de centaines de boubous se gonflent au vent, flirtant régulièrement avec l’accident plus ou moins mortel. Je pensais pas me dire ça un jour, mais la conduite dakaroise est légèrement plus sûre quand même…
Grand pas en avant dans la quête (ou non d’ailleurs) de l’égalité sexuelle, les femmes sont aussi de farouches conductrices de ces rutilants bolides, parfois pieds nus avec les chaussures à talon doré dans les mains, un must.
Bamako la poussiéreuse et l’enfumée nous ouvre les bras à coups de « HE ! Y’a pas le droit de prendre de photo ici, donne moi ton appareil !! » Pour l’instant l’accueil n’est pas des plus chaleureux, mais il parait qu’on a pas eu de bol.
Enfin posés chez Maïke et Guillaume et le futur Lucette (l’ambigüité sexuelle de ce dénominatif est purement intentionnelle).
Premier plouf salvateur dans la piscine (à moins que ce soit la piscine qui soit fondamentalement salvatrice), pendant que le chat Takéo nous débarrasse des geckos.
Day 1
Baby foot et torpeur à domicile jusqu’à midi, retrouvailles avec notre futur destrier, j’ai nommé le Vitara pour une deuxième tentative de confrontation avec la ville. La grande mosquée et ses vendeurs de gri-gris (mains de singe, tête de hyène ou perroquets séchés, de quoi faire fuir les mauvais esprits, et les sénégaulois aussi). L’odeur du marché qui sans raison aucune n’est pas la même qu’à dakar alors qu’on y trouve exactement les mêmes choses (ah non, leurs seaux sont bien plus beaux que les nôtres, et les nattes, gosh les nattes !!!).
Montée vers le "point G", LE point de vue de Bamako.
Le rouge de la latérite, le vert des arbres et le jaune des herbes déjà séchées, on est bien au Mali. Vu d’en haut, tout parait plus calme, à peine quelques coups de klaxons (encore une différence fondamentale avec le Sénégal), et le smog qui monte, la poussière, alors qu’on sort juste de la saison des pluies.
Day 2
Un au revoir à la banque à Picsou (surnom très réaliste) et c'est le départ pour le circuit Ségou, Mopti, Djénné, pays Dogon au volant du destrier ci-dessus pendant 5 jours.
Avant d'arriver, on a croisé plusieurs abominations architecturales que sont les ronds points maliens, notamment l'affreux carrefour de l'Afrique et l'inoubliable bonhomme patate de Ségou.


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